L’article de La Dépêche NC laisse entendre que la baisse de quelques indices du BTP traduirait une « régulation » et un secteur qui « respire ».
C’est une lecture totalement déconnectée du terrain.
Et lire que « tout irait mieux » alors que les entreprises sont à bout de souffle est tout simplement aberrant.
Les indices ne reflètent pas la réalité de la santé du secteur.
L’Isee.nc est clair : ces indices ne peuvent en aucun cas être considérés comme le reflet fidèle des coûts réels du BTP.
Pour plusieurs raisons :
- Le marché calédonien est trop étroit pour produire des indicateurs robustes.
- Les données collectées sont partielles, certains prix professionnels étant difficiles à obtenir.
- Les indices ne couvrent qu’une partie des charges réelles.
- Les coefficients ont été réestimés récemment, sans intégrer encore les hausses observées sur le terrain.
Et surtout : l’Isee.nc avertit noir sur blanc que s’appuyer uniquement sur ces indices pour actualiser des prix peut être insuffisant, voire pénalisant pour les entreprises.
La réalité vécue par la majorité des entreprises est autrement plus angoissante :
- Une activité en chute libre : entre 0 et 2 mois d’activité en moyenne selon les carnets de commandes.
- Des trésoreries au bord de la rupture, sans aucune visibilité.
- Des charges qui augmentent, alors que les impayés et les délais de paiement augmentent.
Quant à la baisse de certains prix, elle n’a rien d’un signal de reprise, bien au contraire, en absence de volume : c’est du déstockage forcé, parce que les fournisseurs n’arrivent plus à vendre et les entrepreneurs paniqués par l’incapacité à occuper leurs équipes baissent leurs prix quite à vendre à perte, début d’une spirale mortifère.
Un indice qui baisse alors que les volumes s’effondrent n’est que le signe d’une catastrophe en cours. Et il n’y a que des clients publics opportunistes et heureusement rares qui peuvent se féliciter de cette baisse.
Le secteur alerte : dans un moment aussi critique, diffuser une lecture partielle et déconnectée du terrain frôle l’irresponsabilité. Le BTP n’a pas besoin d’interprétations approximatives, mais de lucidité.
La réalité est simple : pas de chantiers, pas de trésorerie, pas de perspectives. Ce n’est pas une régulation. Ce n’est pas une reprise. Le BTP ne va pas mieux !
Communiqué de presse FCBTP – 1er décembre 2025
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