La FCBTP publie les résultats de son enquête de conjoncture pour les 1er et 2e trimestres 2026. Le constat : une activité stable en apparence, mais fragilisée par un manque de visibilité, une pression continue sur les coûts et des délais de paiement publics qui pèsent sur la trésorerie des entreprises.
Une activité stable, mais peu de visibilité
Le carnet de commandes moyen s’établit à seulement 4 mois, et 38 % des entreprises disposent de moins de deux mois de visibilité. Sur le semestre, 27 % des entreprises rapportent une dégradation de leur activité contre 23 % une amélioration ; la moitié du panel se déclare stable. Pour le 3ᵉ trimestre 2026, 62 % des entreprises anticipent une activité stable, sans reprise ni dégradation marquée.

Des coûts sous pression
88 % des entreprises déclarent une hausse de leurs coûts d’approvisionnement (matériaux, carburant, matériel), et 42 % rencontrent des difficultés concrètes d’approvisionnement (délais rallongés, ruptures).
Emploi stable, mais recrutement difficile
65 % des entreprises n’ont procédé à aucun recrutement et 73 % à aucun licenciement sur le semestre (taux d’embauche moyen : 9,6 % ; taux de débauche : 2,8 %). Pourtant, 46 % des entreprises — près d’une sur deux — peinent à recruter, en particulier sur des postes qualifiés (chef de chantier, conducteur de travaux, technicien). Côté investissement, la prudence prévaut : seule une minorité des répondants prévoit un projet dans les trois prochains mois.
Délais de paiement public : un écart qui pèse sur la trésorerie
Le délai de mandatement moyen observé est de 49 jours et 76 jours pour le délai de paiement effectif. Cette pratique pèse directement sur la trésorerie des entreprises, en particulier des plus petites structures, et constitue le thème le plus documenté dans les commentaires libres des adhérents.
Un moral des dirigeants toujours bas
Le moral des dirigeants s’établit à 4,5/10 en moyenne, sans amélioration attendue à trois mois (4,4/10). Le facteur le plus cité dans les commentaires libres n’est pas la conjoncture technique elle-même, mais l’attente d’une stabilité politique et institutionnelle, perçue comme un préalable à la reprise des investissements.

En résumé
Une filière BTP calédonienne en situation de stagnation confrontée à une absence de visibilité : emploi globalement stable, carnet de commandes très réduit, coûts en hausse généralisée, trésorerie affectée par les délais de paiement publics, et moral des dirigeants bas.
Source : Enquête de conjoncture FCBTP, 1er et 2e trimestres 2026.
