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Concurrence et commande publique : éclairage de l’ACNC du 26 mars

pdf-icon Présentation ACNC Concurrence

Le 26 mars 2026, la FCBTP a accueilli une intervention de l’Autorité de la concurrence de Nouvelle-Calédonie (ACNC) consacrée aux règles de concurrence et à la commande publique, dans un contexte particulièrement difficile pour le secteur.

Un secteur fragilisé, une concurrence sous pression

Le BTP fait face à une forte baisse d’activité : recul de la commande privée, pertes de chiffre d’affaires, et réduction importante des effectifs. Dans ce contexte, les marchés publics sont devenus indispensables à la survie des entreprises.

Cette dépendance accrue s’accompagne d’une concurrence très tendue, marquée par des offres de plus en plus basses et une pression forte sur les marges. Plusieurs entreprises ont également exprimé un manque de transparence dans l’attribution des marchés.

Les points de vigilance rappelés par l’ACNC

L’Autorité a insisté sur un principe fondamental : chaque entreprise doit répondre aux appels d’offres de manière totalement indépendante.

Certaines pratiques sont particulièrement risquées, comme les ententes entre concurrents, les échanges d’informations sensibles ou les groupements non justifiés.

Elle a également appelé à la vigilance :

  • lors des réunions professionnelles,
  • dans les relations avec les fournisseurs (notamment en cas d’exclusivité),
  • et face aux situations de position dominante, dont l’abus est sanctionné.

Des préoccupations concrètes sur le terrain

Les entreprises ont partagé plusieurs difficultés : offres anormalement basses, relance de marchés pour tirer les prix vers le bas, cahiers des charges orientés ou encore distorsions de concurrence.

Elles ont également souligné un besoin de clarification sur les interlocuteurs compétents et un manque de données économiques pour analyser certaines situations.

Des réflexes à adopter

Pour sécuriser leurs pratiques, les entreprises sont invitées à :

  • éviter tout échange avec des concurrents lors des réponses aux marchés,
  • formaliser leurs démarches (notamment en cas de groupement),
  • signaler les pratiques douteuses,
  • et contester, si nécessaire, les décisions insuffisamment transparentes.

Un besoin de cadre plus lisible

Cette intervention a mis en évidence un enjeu central : permettre aux entreprises de faire face à la crise tout en évoluant dans un environnement concurrentiel clair et équitable.

La transparence des acheteurs publics et une meilleure orientation vers les autorités compétentes apparaissent aujourd’hui comme des attentes fortes du secteur.